Réintroduire les espèces

Pourquoi ?

Afin de lutter contre l’extinction des espèces menacées (Fig. 4), plusieurs outils de restauration de leurs populations, et des fonctions écologiques qu’elles accomplissent, sont adoptées par la communauté des biologistes de la conservation. Les réintroductions s’attachent à restaurer des espèces dans leur aire de répartition originelle.

(Fig.4) vitesse d’extinction observée depuis 1500 (Ceballos et al 2015, Science Advances)
(Fig.5) : Les vertébrés concentrent les efforts des programmes de réintroduction même s’ils ne représentent pas la plus grande part des espèces connues (Seddon et al 2005, Animal conservation)

Pour qui ?

Il existe un biais conséquent dans les réintroductions : si les vertébrés représentent une petite partie des espèces connues, ils focalisent les efforts des programmes de réintroductions (Fig. 5). Il semble que l’Humain développe une plus grande empathie pour des espèces phylogénétiquement proches (Miralles et al 2019 Scientific Reports).

C’est le cas du cheval de Przewalski qui bénéficient de 6 programmes de réintroduction dont ceux auxquels participent TAKH.

 

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Avec quel succès ?

Une analyse récente des actions de conservation entre 1993 et 2020, dont majoritairement des réintroductions, montre que le nombre d’extinction auraient été entre 3 et 26 fois supérieur selon les périodes (Bolam et al 2020 Conservation Letters) sans ce type de programmes de conservation.

Certes l’effort à investir est énorme mais en moyenne il donne de bons résultats depuis une trentaine d’années (Fig. 6).

(Fig.6) : Nombre d’espèces de mammifères dont l’extinction a pu être évitée grâce aux réintroductions entre 1993 et 2020 selon les menaces qui pèsent sur elles (Bolam et al 2020, Conservation Letters)

Quelques exemples d’autres réintroductions :