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Le cheval
de
Przewalski (Equus
ferus przewalskii,
Groves 1986) est le
dernier cheval sauvage. Personne n'a jamais réussi
à en
monter un de manière
régulière. Cependant, contrairement à
de nombreux
chevaux domestiques retournés
à
la liberté (mustangs, chevaux de Namibie,
etc.)
celui-ci ne vit plus qu'en
zoo. En effet les derniers individus sauvages ont
été
observés en Mongolie dans
les années 1970.
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© P.
Goeldlin |
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L'Association
pour le cheval de Przewalski, TAKH, a été
créée en 1990
pour contribuer à mettre fin à cette situation
paradoxale. Son but est de
recréer une population de chevaux de Przewalski vivant en
liberté. A
cette fin,
onze individus provenant de zoos ont été
implantés
en 1993
et 1994 dans le département de la Lozère, au
cœur
d'une des régions les plus
sauvages et les plus belles de France : le Causse
Méjean,
plateau calcaire
traditionnellement tourné vers l'élevage du
mouton. Ils
composent aujourd'hui le
troupeau du Villaret.
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Le
Villaret, dont la
ressemblance avec la Mongolie est flagrante ©
J.P.
Taris
Cet
élevage doit permettre de produire des individus capables de
survivre dans des conditions naturelles rudes, celles de la Mongolie,
sa patrie
d'origine.
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Lâcher
après le
transport de septembre 2004
©
J.O. Manent |
Dans
ce
pays,
un site retient notre attention depuis 1996 : le "
Khomiin-Tal " ; il est situé dans l'ouest du pays dans la
région dite des
grands lacs. Cette zone jouxte le Parc National de Khar Us Nuur. C'est
ici que
nous souhaitons recréer
une population viable de chevaux de
Przewalski à partir
d'individus de l'élevage du Villaret. Les 22 fondateurs y
ont
été transportés avec succès
en 2004 et 2005. |
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L'étude
du retour à la liberté du cheval de Przewalski
fait
l'objet d'un suivi très
pointu. Ainsi la structure sociale, les interactions des individus
entre eux,
les conditions corporelles et les taux de parasites dans l'organisme
sont suivis
très régulièrement, en France comme en
Mongolie.
Toutes les données collectées
sont saisies dans une base de données puis
analysées. Par
contre, les chevaux
organisent par eux-mêmes leur " vie quotidienne ". La
politique
de
l'élevage est la non-intervention, nous laissons donc nos "
protégés
" retrouver leurs instincts par eux-mêmes. |

Un toilettage (un des
comportements étudiés)
©
C. Feh |
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Anacamptis
pyramidalis,
une
des espèces du
Villaret
© F. Joly |
L'arrivée
des chevaux de Przewalski dans des pâturages
façonnés par
l'élevage ovin a créé des conditions
écologiques nouvelles dont nous avons
voulu suivre l'impact. Une partie de notre activité est
ainsi
consacrée à
l'étude des relations entre le cheval et son milieu. Les
pelouses calcaires
sont en effets des milieux d'une grande richesse biologique, notamment
floristique. Elles ont été
façonnées par
des siècles d'activité pastorale.
L'élevage du mouton, l'animal le mieux adapté
pour
exploiter ces herbages
pauvres d'un point de vue agronomique, constitue la presque
totalité de cette
activité. Celui-ci rencontre toutefois de grosses
difficultés en Europe occidentale,
pour des raisons conjoncturelles. |
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Enfin
nous
souhaitons profiter de l'image positive du cheval de Przewalski pour
sensibiliser le public à tous les aspects des
problèmes
de conservation. Pour ce faire nous traitons de ceux-ci des
manières suivantes :
- Grâce
au
bulletin de liaison édité dans le cadre de notre opération
de parrainage
- Via
nos panneaux
d'information (au Villaret
l'été et
itinérants le reste de l'année)
- Grâce
aux animations au Villaret et à l'extérieur
- La
presse écrite et audiovisuelle
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© haut de page de gauche
à droite :
N. Aujoulat, CNP - Ministère de la Culture
P. Goeldlin, F.
Joly |
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