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| Structure
sociale des populations de chevaux |
Le
Comportement social des équidés
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D'un
point de vue de l'organisation sociale, voici comment s'organisent les
sept espèces d'équidés sauvages :
1)
Les espèces formant des groupes familiaux.
Le
cheval
domestique, le cheval de Przewalski, le zèbre de plaine et
le
zèbre de montagne, constituent de petits groupes familiaux
composés d'un étalon
adulte, d'une à trois juments et de leur
progéniture
jusqu'à la puberté. Des
familles avec plus d'un étalon adulte ont pu être
aussi
observées chez les
chevaux et les zèbres de plaine. Des données ont
montré, dans trois
populations, des étalons formant des coalitions de
coopérations pour lutter
contre leurs rivaux plus dominants. Les jeunes mâles (ou les
étalons chassés
par un jeune mâle mâture), forment quant
à eux des
groupes d'étalons
célibataires. Notons que ces groupes de
célibataires sont
communs à toutes les
espèces d'équidés.
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Comme tous les chevaux,
les Camargues forment des groupes familiaux ©
C. Feh
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2) Les espèces
territoriales.
Chez
l'âne sauvage d'Afrique et le zèbre de Grevy, les
mâles dominant
défendent un territoire : des liens durables existent
uniquement
entre les
femelles et leur progéniture.
3)
Organisation intermédiaire.
Chez
le
Kiang et l'âne sauvage d'Asie, des organisations
intermédiaires
existent entre les deux systèmes exposés ci-dessus. |
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Le
comportement des
chevaux en liberté
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Les
relations sociales
chez les chevaux peuvent être
détaillées au sein de
trois niveaux différents
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| 1) Au niveau du troupeau |
Les
troupeaux de chevaux sont composés de groupes de
reproduction
qui se
déplacent généralement ensemble et
engagent le
même type d'activités. La
distance entre ces groupes varie, notamment en fonction des saisons.
Par
exemple, il n'est pas rare d'observer en été des
chevaux
de Przewalski d'une
même famille ou non, tête-bêche, pour
lutter contre
les insectes ; alors que
ces mêmes individus seront séparés de
plusieurs
dizaines de mètres en hiver. Au
sein de ce troupeau existe une hiérarchie entre les
différentes familles,
notamment pour l'accès aux ressources.
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2)
Au
niveau du groupe
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| Dans
un harem ou
famille,
chaque membre a un rôle bien défini et
s'inscrit également dans un système
hiérarchique : |
- L'étalon
dominant assure la
reproduction (cf ci-contre, une saillie) et la
cohésion du
groupe, il domine les jeunes et normalement les
femelles.
- Les femelles engagent
les
différentes actions sociales et spatiales de la famille
comme
boire, pâturer ou
se gratter, et s'occupent de leur progéniture.
- Les jeunes
prennent parfois soin de leurs frères et sœurs.
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©
C. Feh |
Pendant
les
chaleurs, les jeunes femelles s'éloignent souvent de leur
famille pendant quelques heures ou parfois, pendant quelques jours et
peuvent
s'accoupler avec les mâles des autres familles ; elles
quitteront
leur groupe
natal généralement vers l'âge de 2 ou 3
ans :
- soit
d'elles-mêmes pour rejoindre une famille proche
- soit
chassées
par leur père
A
leur
arrivée dans leur nouvelle famille, elle occupe le dernier
rang dans la hiérarchie des juments.
En
ce qui
concerne les jeunes mâles, ils quittent également
leur
famille
vers 2 ou 3 ans, d'eux même ou chassés par
l'étalon
adulte. Ces jeunes mâles
rejoignent alors le groupe des " étalons
célibataires ".
A l'intérieur
de ce groupe, les activités principales sont les jeux pour
s'entraîner au
combat, ce qui finit par établir une hiérarchie.
Agés de 4 ou 5 ans, parfois
par deux, ils se rapprocheront des familles détectant les
jeunes
femelles en
chaleur, et tenteront d'établir des contacts et, si
possible,
les premiers
liens avec celles-ci. |
| 3) Au niveau
individuel |
Communication
vocale
Les chevaux ont un répertoire vocal limité, ce
qui
s'explique par le fait qu'ils gardent en général
le
contact visuel entre eux.
Certaines manifestations vocales existent toutefois comme le
célèbre
hennissement, émit lors de la perte de ce contact visuel. |
Communication
olfactive
Le " flehmen " (retroussement des naseaux, lèvre
supérieure
relevée) permet à l'air inspiré de
passer dans
l'organe vomero-nasal du cheval
riche en cellules olfactives pour transmettre à l'individu
le
maximum de
données sur l'objet ou l'être reniflé.
Ce
comportement est observé dès les
premières heures suivant la naissance du poulain et prend
toute
son importance
chez l'étalon adulte pour détecter les odeurs de
juments
en chaleur, notamment
dans les urines et les crottins.
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Un flehmen ©
C. Feh |
Communication
visuelle et tactile : les INTERACTIONS
Nous pouvons classer ces expressions ou interactions en 9
catégories en
fonction
du contexte et de leur fonction sociale
- Les
interactions "de proximité"
- Les
reniflements
- Les
toilettages
- Le
jeu
(ruade, cabrage, morsure, poursuite...)
- Les
interactions de
"dominance" (charge, menace de tête, ruade,
morsure...)
- La
soumission
- La
cohésion (conduite)
- Les
rituels
- Les
combats
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