haeding
Association pour le cheval de Przewalski
 british_flag Takh.org in English  

Accueil

Le cheval de Przewalski et les autres equidés sauvages

Le troupeau du Villaret
Approche de l'élevage du Villaret
Buts de notre élevage
Etudes préliminaires
Arrivée des fondateurs
Bilan après quinze ans d'élevage
Population réservoir pour l'avenir


La reintroduction dans le Parc National de Khar Us Nuur

Le comportement social des chevaux vivant en liberté

Parrainer un cheval

Stages d'éthologie équine

Téléchargements


Rendre visite à nos partenaires

Adresse :
Station biologique de la Tour du Valat
Le Sambuc
F-13200 ARLES
tél : + 33 (0) 490 97 23 13
fax : + 33 (0) 490 97 20 19

Contact



Le Troupeau du Villaret
I - Approche de l'élevage du Villaret

La plupart des élevages en captivité d'espèces menacées sont très interventionnistes, et sélectionnent eux-mêmes les couples qui vont servir à la reproduction. L'originalité de notre projet réside dans le fait que nous croyons en la capacité de ces chevaux à s'organiser eux-mêmes. La philosophie de notre élevage est donc la non-intervention.
Après 10 générations en captivité, certaines tares sont apparues, notamment au niveau de la locomotion et de l'occlusion dentaire. L'Association pour le cheval de Przewalski : TAKH s'est ainsi lancée en 1990 dans la création d'un élevage en semi-liberté. Celui-ci doit produire des individus entraînés à la vie sauvage, dont une partie pourra affronter la réintroduction en Mongolie, d'où l'espèce a disparu. resting laying
Debout ! Il est temps de
retrouver la liberté !
© C. Feh


II - Les buts de notre élevage

Pour retrouver son aptitude à vivre à l'état sauvage, le cheval sauvage doit dans un premier temps retrouver sa capacité à survivre sans intervention humaine, mais également reproduire la structure sociale propre à son espèce. Notre élevage doit donc :
1/ Permettre aux chevaux de retrouver leur capacité à se nourrir et à se protéger des agressions du milieu
Certains d'entre eux avaient toujours été nourris au foin et n'avaient jamais brouté ! Ils ont malgré cela retrouvé très vite leurs instincts, et n'ont pas tardé à consommer l'herbe rase du Causse Méjean. De plus, ils ont de plus appris à trouver les endroits abrités du vent au pied des collines en hiver et ceux les plus ventés lors des fortes chaleurs d'été.

herd snow
Les chevaux de Przewalski se sont réhabitués à la neige, grâce à leur épais pelage d'hiver © C. Feh
2/ Reproduire certains mécanismes de la sélection naturelle, en permettant notamment le libre choix des partenaires de reproduction
stallions fight Le choix du partenaire de reproduction a des conséquences extrêmement importantes sur la structure génétique du troupeau. En effet plus un individu a de partenaire de reproduction, plus sa contribution en terme de patrimoine génétique est importante à la prochaine génération

Le gain des juments passe parfois par des combats plus ou moins violents (voir photo ci-contre © P. Goeldlin)

3/ Permettre aux chevaux de reconstituer des groupes familiaux, comme on l'observe au sein de toutes les populations de chevaux vivant en liberté (chevaux de Camargue, mustangs)
Ces populations présentent toutes une organisation sociale similaire : des groupes familiaux composés d'un étalon, de 1 à 3 juments et de leur progéniture jusqu'à la puberté, et des groupes d'étalons célibataires. L'obtention d'une telle structure au sein de notre troupeau de Przewalski est un pas aussi important pour le retour à la vie sauvage que la capacité des individus à se nourrir seuls. group grazing
Groupe de chevaux de Przewalski au Villaret  © P. Goeldlin



III - Etudes préliminaires

Plusieurs paramètres ont été pris en compte pour mener à bien la constitution du troupeau du Villaret. Le milieu, certaines expériences passées et le choix des lignées ont ainsi été pris en compte :
landscape Villaret
Le Causse Méjean possède des paysages qui n'ont rien à envier à ceux de la Mongolie !  © J.P. Taris

Ainsi, le Causse Méjean (photo ci-dessus) est un des sites d'Europe occidentale dont les conditions naturelles se rapprochent le plus de celles de la Mongolie. Les étés sont chauds et secs, et les hivers rudes et longs. La pluviométrie est plus importante qu'en Mongolie, mais le sol calcaire retenant très peu l'eau, la végétation se trouve dans des conditions hydriques proches de celles de la Mongolie. On retrouve d'ailleurs certains genres de plantes sur les deux endroits comme, par exemple, les graminées du genre Stipa. Enfin, l'élevage ovin a permis de façonner le paysage steppique propre au Causse Méjean.
D'autre part,
le patrimoine génétique des individus fondateurs du troupeau est représentatif de celui de la population captive mondiale :


IV - L'arrivée des fondateurs du troupeau du Villaret

sheep barn
La bergerie du Villaret a accueilli des hôtes inhabituels pour elle ! © C. Feh
 
Le hameau du Villaret a été acquis en décembre 1991 et restauré. Il était autrefois dévolu à l'exploitation ovine. Les aménagements nécessaires à l'élevage de chevaux ont été réalisés grâce au soutien de nos partenaires : Le WWF France, la Région, le Département, l'Europe et l'Etat (au travers du programme Life), le Parc National des Cévennes et certains fonds privés. Onze individus provenant de zoos européens (Allemagne, Angleterre, France) sont arrivés sur le site du Villaret en 1993 et 1994.



V - Conclusion de quinze ans d'élevage
Si les chevaux s'étaient assez vite réhabitués à brouter et à résister aux difficiles conditions climatiques du Causse Méjean, certains comportements mal adaptés étaient clairement néfastes. Les combats trop violents entre étalons et les comportements infanticides handicapaient grandement le troupeau. Ces derniers disparurent fort heureusement après quelques années, et la croissance devint satisfaisante. voir les chiffres.
Les relations sociales s'apprennent dès le plus jeune âge. C'est pourquoi la génération née sur le Causse se comporte de manière beaucoup plus " naturelle " que les individus venus de zoos. Ainsi les combats entre étalons obéissent désormais à des rituels qui privilégient les postures d'intimidation aux contacts physiques. Ceci évite les efforts inutiles et les coups dangereux.
Ajoutons à cela que la disparition d'individus présentant des malformations congénitales nous montre l'importance d'une sélection plus naturelle.
Les conditions offertes aux chevaux semblent donc avoir éliminé certains défauts héréditaires et comportementaux. La plupart des individus de la deuxième génération ont ainsi produits des individus qui ont pu être réintroduits en Mongolie.



VI - Une population réservoir et un laboratoire pour l'avenir
Un troupeau de chevaux de Przewalski sera maintenu sur le Causse Méjean afin de constituer une "population réservoir", c'est à dire un troupeau capable de fournir des individus pour renforcer les populations recrées en Mongolie en cas de problème (épidémie, catastrophe climatique ou autre).
En parallèle nous avons comme projet de développer un centre d'étude du comportement équin, à partir d'observations réalisées in situ sur le troupeau
 

Haut de page 
  haut_de_page